En finir avec les inondations

Rencontre avec les représentants du « Comité Citoyen des Inondables et Inondés de Saint Hilaire de Riez ».

Vendredi 14 mars 2014, Bernard Violain a reçu le Président et le Trésorier du "Comité Citoyen des inondés et des inondables" de Saint Hilaire de Riez pour répondre à des questions très précises.

Aviez-vous connaissance de ces inondations à répétition ?

Nous avions connaissance de ce problème via la presse, mais aussi, et surtout, par l’intermédiaire des candidates et candidats de notre liste, en lien étroit avec la population. Moi-même, j’ai rencontré des ménages de retraités à l’est du quartier des Minées, où il n’y a ni réseau d’eau pluviale, ni éclairage public et où les liaisons électriques « pendouillent ». Malheureusement les habitants de ce secteur ont, depuis belle lurette, « baissé » les bras, dégoûtés de la non prise en compte de leurs problèmes.

Il existe une estimation faite par un organisme « très » officiel qui fait ressortir que 67% du réseau des eaux usées et des eaux pluviales ont été classés « obsolètes ». Seuls 2% étant qualifiés d’« acceptables ». 13 sites de Saint Hilaire de Riez sont concernés par ces inondations à répétition.

Que pensez-vous du Schéma Directeur de Gestion des Eaux Pluviales ?

·         Le Schéma Directeur n'a jamais été validé. Sans doute à cause de cette situation désastreuse, que les élus « actuels », de gauche comme de droite, avaient bien du mal à maîtriser. Ce « schéma directeur » aurait du être présenté en même temps que le PLU*, adopté en juin 2013. Ce qui n’a pas été le cas. 

Le POS* (2002) a « surestimé » les capacités de la commune. Le solde migratoire « naturel » étant négatif. Il y a plus de décès que de naissances. Les jeunes ménages ne s’installent pas dans la commune, parce que le prix du foncier est trop cher. L’augmentation de la population est liée quasi exclusivement au fait que les « Résidents secondaires » finissent par se « sédentariser ». Sur les plus de 15 000 logements qui existent, près de 70% sont des résidences secondaires. Cette « surestimation » des capacités de la ville à accueillir des populations nouvelles a conduit à des logiques d’urbanisation « hors norme ». 

Je fais remarquer également que Saint Hilaire de Riez a deux particularités que le PLU a soulignées et qui ont attiré l’attention des élus :

1 - le « volume » extrêmement élevé des espaces urbanisés « imperméabilisés». Les élus ont alors, à la hâte, décidé d’un niveau de rejet de débit fixé à 3 litres par seconde et par hectare. Chiffre non validé par les instances officielles. Et ceci ne date pas d’aujourd’hui. Toutes les équipes municipales ayant toujours conduit des politiques d’urbanisation qui s’inscrivent dans une espèce de réponse aux logiques du tout tourisme.

2 - L’autre particularité c’est le volume conséquent des « Zones humides ».

Quelles sont vos propositions ?

Nos propositions sont claires et responsables : Il faut « stopper » l’étalement de la ville et décider d’une « action foncière » pour permettre à des jeunes ménages, à des artisans,…de pouvoir accéder à des terrains constructibles et aujourd’hui viabilisés pour s’y installer dans des conditions de prix accessibles. (Notamment sur le Terre Fort). Sur ces terrains nous y installerons aussi des services de proximité et la « Régie municipale agricole ».

Nous déciderons également d’organiser, avec un organisme indépendant, un diagnostic de la situation des réseaux « Eaux Pluviales et Eaux usées ». La population Hilairoise sera largement associée à cette étude et sera tout au long informée des résultats. Cela devrait prendre 3 mois.

Il faut noter que les décisions prises des travaux rue de l’Océan et quartier « Tressanges » l'ont été sous la pression de leur Comité Citoyen. Ce qui témoigne, pour le moins, d’un manque d’anticipation de la part de toute l’équipe municipale, opposition et majorité.

Quel est votre budget ?

L’équipe sortante a « budgété », pour 2013, la somme de 1 230 000 €uros pour les travaux à Tressanges et rue de l’Océan. Travaux en cours de réalisation. Dont actes. Pour le reste, elle a voté en décembre 2013, 4 Autorisations de Programme : 600 000 € pour 2014 ; 760 000 € pour 2015 ; 600 000 € pour 2016 et 780 000 € pour 2017. C’est loin de « faire la maille ». « Autorisations de Programmes » qui ne sont pas en soi une garantie de réalisation.

Nous, nous déciderons d’un budget pluriannuel de 800 000 €uros au total pour remettre aux normes les réseaux d’eaux pluviales, d’eaux usées, l’enfouissement des lignes électriques, l’installation d’éclairage public et l’amélioration de la voierie. Il faut savoir que des quartiers entiers ne disposent pas, à ce jour, de réseau d’eaux pluviales, ni d’éclairage public. Ce sont des quartiers habités par des populations âgées. Cette somme de 800 000 €uros sera trouvée par redéploiement du budget. Ce qui n’ira pas dans la réalisation de nouvelles zones « urbanisables » ira à la mise aux normes des réseaux.

Quelle sera la durée des travaux ?

Nous fixons l’échéancier sur 4 ans. 3 mois de concertation et de diagnostic, dans la totale transparence, dès notre élection et après c’est l’engagement des travaux. Je souligne que le PLU, adopté en 2013, devait comporter ce volet « Eaux pluviales », ce qui n’a pas été le cas alors que le « Commissaire enquêteur » l’avait pointé du doigt.

Quelle serait la place de notre Comité dans cette phase de travaux

Tout d'abord, je rappellerai qu'une de nos priorités est de mettre en place un « Collectif Citoyen de Ville », un peu à l’image d’un « Conseil Economique et Social », composé de 35 personnes « tirées » au sort sur la liste électorale qui sera « découpée » en 7 ou 8 quartiers afin que tous soient représentés. 

Ensuite, pour nous, la gestion des Eaux pluviales et des Eaux usées relève du « service public ». Comme le dit la loi, les associations qui participent de cette problématique seront de fait associées au « Conseil de service public » et auront un double rôle, de contrôle et d’expertise. Le « Comité Citoyen des inondés et inondables » sera donc normalement dans ce « Conseil de service public ».

Enfin, dans le cadre  de la préparation en cours du SCOT* du Pays de Vie, il est nécessaire que le « Comité Citoyen » se fasse entendre de ce côté là aussi.

POS : Plan d’Occupation des Sols

PLU : Plan Local d’Urbanisme

SCOT : Schéma de Cohérence Territorial