Conférence de presse du Front de Gauche 85

Conférence de Presse FDG 85 - 3 mars 2014

Le Front de gauche Vendée est rassemblé et veut compter

Des listes de « propositions »

Pour les élections municipales des 23 et 30 mars, le choix fait par le Front de Gauche c'est de présenter des « listes de propositions ». Les candidates et candidats présentés ou soutenus par le Front de gauche portent des projets municipaux qui ont de grandes ambitions: la démocratie, la solidarité, l'Humain d'abord. Ces listes ont aussi une autre particularité: elles sont très ouvertes à la société citoyenne. Elles sont partout « entrées» en campagne.

Ce que nous voulons pour nos communes c'est une politique municipale vraiment de Gauche, que ces élections se fassent dans une très grande clarté et une démocratie coopérative et participative.

Nous sommes convaincus que la gestion des principales villes de Vendée doit l'être par des équipes renouvelées à gauche, sur des orientations de démocratie locale, coopérative et participative. Il faut des politiques locales qui résistent aux mesures d'austérité, qui développent les services publics, mettent la transition écologique au cœur du projet de développement, développent la participation des résidents et des salariés au devenir de ces villes et remettent en débat les intercommunalités.

Le contexte est tout à fait nouveau par rapport aux municipales de 2008. De plus en plus les interventions dans le débat public donnent un caractère national à ces élections locales. Dans ce cadre, où dimension nationale et dimension locale sont intimement liées, nous apportons notre analyse de la situation et proposons des programmes d'actions afin de stopper le déclin économique et social et ouvrir une perspective de progrès humain.

Une alternative à l'austérité.

Partout nous mettons la priorité à la démocratie. Aujourd'hui, les citoyennes et les citoyens sont de plus en plus éloignée(e)s des décisions politiques. Les pouvoirs sont concentrés dans un cercle restreint de personnes. La démocratie représentative a atteint ses limites. Différentes propositions sont avancées par les listes que nous soutenons, comme par exemple la consultation de la population pour toutes les décisions importantes à prendre, ou encore la création de Conseil de ville. L'organisation de référendum révocatoire si les élus ne respectent pas leurs engagements.

L'économie et l'emploi. Aux fermetures d'entreprises, s'ajoutent les suppressions d'emploi, le non renouvellement des contrats d'emploi intérimaire et la mise en chômage partiel.

Conscient que la situation de l'emploi est liée à la crise actuelle de l'économie capitaliste, nous agirons pour sauvegarder les sites industriels existants, pour réactiver le tissu industriel, favoriser l'économie sociale et solidaire et les circuits courts.

Partout là où nous serons élus, nous proposerons une charte sociale, notamment en cas de subventions publiques octroyées, afin d'assurer la pérennité de l'emploi et les conditions de travail respectueuses des salariés et de l'environnement.

Les services publics. Les services publics doivent satisfaire les besoins des populations et l'intérêt général. Ils doivent donc être préservés de toute soumission à des intérêts privés comme aux marchés financiers.

La santé. Nous avons avancé un « programme commun» qui consiste :

A maintenir et à améliorer les services propres à chacun des Centres Hospitaliers. Il faut agir pour stopper la « privatisation» des services de Médecine, de Chirurgie, de pneumologie et d'Obstétrique en leur donnant les moyens humains et techniques nécessaires.

Face aux renoncements aux soins, aux prévisions de la poussée démographique et à l'accélération de la désertification médicale, à créer des « Centres de santé» publics, municipaux ou intercommunaux, pluridisciplinaires et donnant accès au tiers-payant. La possibilité aux représentants des usagers, organisés en Comité de défense, de siéger au Conseil de Surveillance.

L'énergie. Nous pensons qu'il est nécessaire d'assurer le maintien et le développement d'un service public de l'énergie qui doit avoir la maîtrise totale de la production, du transport et de la distribution.

L'eau et l'assainissement. Dans la perspective d'un service public national décentralisé pour garantir l'équité territoriale, nous pensons qu'il est temps de reprendre les gestions confiées à VEOLIA ou à la SAUR. Ces deux sociétés exploitent les réseaux d'eau et d'assainissement. Il faut progressivement et partout revenir en régie municipale ou communautaire dès 2017, sous le contrôle des usagers. La suppression progressive de l'abonnement, la gratuité pour les premiers m3 et un tarif progressif pour les m3 suivants en fonction de la situation de famille.

Les ordures ménagères et les matières recyclables. Nous préconisons partout la gestion en régie municipale ou communautaire, sous le contrôle des usagers .

Les transports. Il faut garantir partout le droit à la mobilité pour tous. La promotion des transports collectifs suppose la reconquête du service public. La gratuité pour les trajets urbains et l'augmentation de la cotisation payée par les entreprises dans le cadre du Versement-Transport.

L'habitat. Dans la perspective d'un service public national décentralisé, le logement locatif social doit être accessible à tous et amélioré en concertation avec les bailleurs sociaux. Nous considérons comme un droit fondamental inaliénable de disposer d'un toit et des énergies (gaz, électricité) et de l'eau nécessaires pour vivre décemment. Ce qui suppose l'interdiction partout des expulsions locatives et l'intervention du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) en concertation avec les bailleurs sociaux et privés. La rénovation de l'habitat en basse consommation énergétique grâce aux aides publiques. Nos candidates et candidats portent la proposition d'adopter d'ici 2017 un «Plan local d'Habitation» orienté énergie.

La sécurité. Ces dernières années l'augmentation sensible des cambriolages et des vols engendre un sentiment d'insécurité tout a fait compréhensible. Les« polices municipalene sont pas là pour suppléer aux carences de l'Etat. Il faut des moyens nouveaux pour la prévention et se sortir d'une politique sécuritaire qui ne règle pas les problèmes.

L'éducation. Nous affirmons la nécessité d'une politique nationale de l'éducation pour une véritable gratuité et égalité d'accès basée sur le principe de laïcité. La priorité est d'engager une concertation sur les rythmes scolaires basée sur un projet global de refondation de l'école où trouverait sa place l'aménagement de la journée (école, périscolaire, transport), de la semaine, de l'année de l'enfant.

La politique sociale. Nous voulons faire de nos villes un espace commun du bien vivre ensemble dépassant le cadre de la politique du logement. Les politiques d'emploi, d'éducation, de santé, de transport, de culture et de sport contribueront à faire de la ville un espace d'épanouissement personnel, familial et social.

De ce point de vue nous portons la proposition du renouvellement des «Centres communaux d'action sociale» (CCAS), avec un élargissement des leurs compétences et des moyens humains et financiers accrus .